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Les monts sacrés : sommets païens, croix et chapelles des hauteurs (Ier siècle à aujourd'hui)
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Les monts sacrés : sommets païens, croix et chapelles des hauteurs (Ier siècle à aujourd'hui)

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Du premier temple du puy de Dôme (Ier siècle) et du sanctuaire du Donon (fin du Ier à la fin du IIIe siècle) aux croix et aux chapelles des cimes : Saint-Martin-du-Canigou (1009), Pétrarque au Ventoux (1336), chapelle du Thabor (1648), croix du Valier (années 1670) et de Sène (1707), Croix de Provence (1875), croix du Nivolet (1910), croix des prisonniers du Mézenc (1945), Vierge de Bavella (1953), Flama del Canigó (1955), Bugarach (21 décembre 2012), temple de Mercure restauré (2024)

Pourquoi monte-t-on prier sur les sommets ? Au IIe siècle, le puy de Dôme porte le plus grand sanctuaire de montagne de la Gaule, et le Donon reçoit les pèlerins de trois peuples gaulois. L'Église, elle, s'arrête longtemps à mi-pente : Saint-Martin-du-Canigou est consacré en 1009 bien au-dessous du pic. Les croix de cime viennent tard, au XVIIe siècle au Valier, puis en masse au XIXe, avec les Vierges de fonte. Ce parcours suit les feux du Canigou, les processions du Thabor et les légendes de Marius, de Pilate ou de Bugarach. Les historiens y voient une « montagne sacrée » plus récente qu'on ne croit.

Une nuit de juin sur le Canigou

Le 22 juin au soir, des centaines de marcheurs montent au Canigou avec des fagots venus de toute la Catalogne. À minuit, le feu prend au sommet, à 2 784 mètres. Des porteurs de flambeaux redescendent ensuite vers les villages pour allumer les feux de la Saint-Jean.

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