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Colline sacréeSaône-et-Loire

Mont Dardon et ses trois croix

Uxeau

Dimensions
Colline granitique de 506 m à la lisière sud du Morvan, au-dessus de la vallée de l'Arroux, dont le sommet est partagé entre Uxeau, Issy-l'Évêque et Sainte-Radegonde ; table d'orientation et trois croix au sommet, vue sur le mont Beuvray, Uchon et, par temps clair, le mont Blanc
Période
Occupation de l'âge du bronze (vers 1200 avant notre ère selon les fouilles Crumley) à la fin du Moyen Âge ; remparts du Ier siècle avant notre ère ; chapelle de la seconde moitié du Xe siècle et tour du XIe ; site reconnu par Bulliot en 1856, fouillé par Garenne en 1865, par Henri Parriat à partir de 1965 et par Carole Crumley de 1975 à 1979 ; croix bénies le 30 avril 1855, remplacées en 1892 et en 1935
Composition
Un sommet éduen, puis chrétien, puis abandonné, où trois paroisses dressèrent trois croix tournées vers leurs clochers

Une croupe pelée dans le bocage charolais, trois croix de ciment et une table d'orientation : le mont Dardon ne montre presque rien de ce qu'il contient. Sous l'herbe, les fouilles ont trouvé une occupation continue de l'âge du bronze, vers 1200 avant notre ère selon les fouilleurs, jusqu'au XV<sup>e</sup> siècle. Au premier âge du fer, des Éduens y possédaient de la céramique du type de Vix ; au I<sup>er</sup> siècle avant notre ère, un rempart de terre et de palissade ceignit le sommet, sans doute pour un aristocrate contrôlant la route de Bibracte. Puis, après un abandon, le sommet redevint sacré : une chapelle de la seconde moitié du X<sup>e</sup> siècle, longue de vingt et un mètres, avec une tour carrée du XI<sup>e</sup>, entourée de tombes d'enfants que les archéologues rattachent à des pratiques restées païennes ; les bâtiments furent démolis et leurs pierres jetées dans la citerne, peut-être, dit-on, sur ordre de l'Église. Bulliot, le fouilleur de Bibracte, reconnut le site en 1856, Xavier Garenne y creusa en 1865, et les campagnes d'Henri Parriat puis de Carole Crumley, de 1965 à 1979, en firent un lieu de référence de l'âge du fer bourguignon. Les croix, elles, sont récentes : trois croix de bois payées par le propriétaire, Isidore de Montchanin, et bénies le 30 avril 1855 à l'initiative du curé d'Issy-l'Évêque, chacune tournée vers l'une des trois paroisses ; deux tombèrent sous le vent en 1890, on les remplaça en chêne en 1892, puis en ciment en 1935.

Wikipédia — Mont Dardon ↗

Accès : Depuis Uxeau ou Issy-l'Évêque, petite route fléchée qui monte jusqu'à un parking près du sommet ; quelques minutes de marche jusqu'aux croix et à la table d'orientation. Accès libre toute l'année, aire de pique-nique ; un circuit de randonnée fait le tour du mont. Les vestiges archéologiques ne sont pas visibles, ils ont été réenfouis ; les objets des fouilles sont présentés dans la région, notamment par les Amis du Dardon, à Gueugnon (à vérifier). Le site est aussi une aire de décollage de parapente.

Horaires, ouvertures et accès sont donnés à titre indicatif : à vérifier avant de partir.

Ambiance sonore

Mont Dardon et ses trois croix
Ratmanoff · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

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