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Les trappistes : Rancé, la Trappe et le retour des moines (1664-2028)
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Les trappistes : Rancé, la Trappe et le retour des moines (1664-2028)

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De la réforme de Rancé à la Trappe (1664) et du bref In suprema (1666) à la Révolution (13 février 1790), à l'exil de Lestrange à la Valsainte (1791) et en Russie (1798), au retour en France (1815), aux refondations (Mont-des-Cats 1826, Sept-Fons 1845, Tamié 1861, Acey 1873), à l'union des congrégations (8 décembre 1892), au rachat de Cîteaux (1898), aux lois de 1901-1903, à Tibhirine (1996), aux départs du Port-du-Salut et de Bellefontaine (2025) et au départ annoncé de la Trappe (2028)

En 1664, un abbé de cour converti, Armand Jean de Rancé, impose à l'abbaye de la Trappe, dans le Perche, le silence, le travail des mains et la pauvreté. En 1791, ses héritiers fuient la Révolution en Suisse, puis jusqu'en Russie, et reviennent en 1815 repeupler les abbayes vides. On les appelle trappistes. Ce parcours suit leur retour, du Port-du-Salut à Aiguebelle, de Sept-Fons à Tamié, et l'union de 1892 qui en fait un ordre. Il visite aussi les abbayes cisterciennes que personne n'est revenu habiter : Mortemer, Mazan, Flaran ou Beaulieu, vendues en 1790-1791, dépecées, puis sauvées au XXe siècle.

La Trappe, 5 mars 2026

Au fond d'un vallon d'étangs du Perche, une douzaine de moines publient un communiqué. Ils envisagent de quitter leur abbaye en 2028. La maison avait été bâtie pour en loger une centaine.

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