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Le diable bâtisseur : les ponts du Diable et les pactes de chantier (1306-1907)
Benjamin Smith · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Le diable bâtisseur : les ponts du Diable et les pactes de chantier (1306-1907)

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Des chantiers réels (pont de l'Hérault en 1025-1031 ; décision des consuls de Cahors en 1306, première pierre en 1308) aux légendes imprimées : Gluck (1852), image de saint Cado (1863), Mistral (1868), Fontenilles (1877) ; diablotin de Paul Gout (1879) ; Sébillot (1894, 1907) ; patrimoine mondial (1985, 1998)

À Cahors, un petit diable de pierre s'accroche à la tour centrale du pont Valentré, comme pour en arracher un bloc. Les archives datent le pont : décidé en 1306, commencé en 1308, achevé vers 1378. La légende du pacte et du crible n'apparaît pourtant par écrit qu'au XIXe siècle, chez Gluck en 1852, et le diablotin est sculpté en 1879. Ce parcours suit ce motif du pont bâti par le diable et payé d'un chat, d'un chien ou d'un lièvre, de Saint-Cado à Beaugency et au pont du Gard. Il distingue chaque fois l'ouvrage daté, la légende et sa première trace écrite, et ce qu'en ont dit les folkloristes.

Une pierre qui manque à Cahors

Levez les yeux vers la tour du milieu du pont Valentré. Tout en haut, à l'angle, une petite silhouette s'accroche au mur. C'est un diable de pierre, les griffes plantées dans la maçonnerie.

Un pont de pierre fortifié, à trois tours, au-dessus d'une rivière.
Le pont Valentré de Cahors vu du sud-est : ses six arches et ses trois tours sur le Lot.Benjamin Smith · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

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