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Arbres vénérés, arbres de mémoire : du chêne des druides à l'arbre de la Liberté (vers 77 à aujourd'hui)
Mazal87 · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Arbres vénérés, arbres de mémoire : du chêne des druides à l'arbre de la Liberté (vers 77 à aujourd'hui)

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Du chêne des druides chez Pline (vers 77) et du pin de saint Martin (vers 397) aux chapelles dans les arbres (Allouville 1696, Villedieu-la-Blouère 1856, La Haye-de-Routot 1866) ; chêne de justice de Saint Louis chez Joinville (1309) ; arbres de la Liberté (1790, 1792, 1794, 1848, 1989) ; lois de protection des sites (1906, 1930) ; mesure de Bracon (1992) ; label Arbre remarquable de France (2000)

À Clucy, dans le Jura, un chêne a un acte de naissance : une délibération du 18 nivôse an II. Presque tous les autres arbres vénérés de France n'en ont pas. Cette histoire remonte au chêne des druides de Pline et au pin abattu par saint Martin, puis suit les ifs des cimetières, les chênes où l'on a logé des chapelles, les arbres de justice et les tilleuls dits de Sully. Elle s'arrête sur la façon dont on date un arbre, et sur les âges gonflés des « millénaires », de Bracon à Roquebrune. Elle s'achève avec les arbres de la Liberté de 1790, 1848 et 1989, et avec les lois qui, depuis 1906, protègent un arbre comme un monument. À chaque étape, elle sépare ce qui est écrit de ce que la tradition raconte.

Un chêne avec un acte de naissance

Le 18 nivôse de l'an II, le conseil municipal de Clucy se réunit. Le village est une poignée de maisons au-dessus de Salins, dans le Jura. Le maire, Jacques-Antide Berthod, juge « qu'il serait nécessaire de planter l'arbre de la Liberté sur la place publique du village ».

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