Hauts LieuxChapelles, sanctuaires & légendes

Hauts Lieux›Les grandes histoires

Les apparitions mariales de France, du Puy à L'Île-Bouchard
auteur inconnu · PD · Wikimedia Commons

Les apparitions mariales de France, du Puy à L'Île-Bouchard

19 min de lecture

1519-1947 ; tradition plus ancienne au Puy ; reconnaissances épiscopales de La Salette (1851), Lourdes (1862), Pontmain (1872) et du Laus (2008) ; culte public autorisé à L'Île-Bouchard (2001)

Des bergères, des enfants, une novice, une servante qui disent avoir vu la Vierge, et des évêques qui enquêtent, tranchent ou se taisent : du Puy et de Cotignac (1519) à la rue du Bac (1830), La Salette (1846), Lourdes (1858), Pontmain (1871) et Pellevoisin (1876), puis Tilly (1896), Campitello (1899) et L'Île-Bouchard (1947). Le parcours sépare ce que dit la tradition, ce que l'Église a reconnu ou seulement permis et ce que les historiens en ont compris, au temps de l'Immaculée Conception, de la médaille et des trains de pèlerins.

Ce qu'est une apparition, et qui en juge

Une apparition mariale, au sens où l'Église emploie le mot, n'est pas un article de foi : c'est un fait rapporté par un témoin — presque toujours une bergère, un enfant, une servante ou une novice qui ne sait pas lire — et que l'évêque du lieu examine, autorise ou écarte. Le concile de Trente, en 1563, a réservé aux évêques le jugement des « miracles nouveaux » ; la pratique s'est fixée au XIXe siècle : une commission de théologiens et de médecins, des interrogatoires répétés du voyant, l'examen des guérisons, puis un mandement lu en chaire qui déclare l'apparition « certaine » ou s'abstient. Rome n'intervient que de loin, par des gestes indirects : indulgences, fête au calendrier, couronnement d'une statue.

La suite avec la clé Histoire & Architecture

Vous venez de lire le début. L'histoire entière, sa frise, ses sources et ses lieux sur la carte se lisent dans l'application.

Lire dans l'application

Les lieux de cette histoire

À lire ensuite