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Bastide de Cordes-sur-Ciel et le puits de la halle

Cordes-sur-Ciel

Dimensions
Quatre enceintes successives étagées sur la colline, portes fortifiées des Ormeaux, de la Jane, du Vainqueur, de l'Horloge et Portail Peint ; rue principale bordée de maisons gothiques en grès à façades sculptées (Grand Veneur, Grand Fauconnier) ; halle sur piliers et son puits de 113,47 mètres ; église Saint-Michel à clocher du XIVe siècle ; point de vue du Pied Haut d'où la cité émerge des nuages au petit matin.
Période
Bastide fondée en 1222 ; enceintes des XIIIe-XIVe siècles ; maisons gothiques fin XIIIe-XIVe siècle ; église XIIIe-XVe siècles.
Composition
Église Saint-Michel classée monument historique en 1922, chapelle du Saint-Crucifix classée en 1984, capelette Saint-Jacques inscrite en 1927, porte des Ormeaux classée ; membre des Plus Beaux Villages de France, Grand Site Occitanie ; musée Charles-Portal labellisé Musée de France, tenu par la Société des Amis du Vieux Cordes fondée en 1904.

Perchée sur le Puech de Mordagne au-dessus de la vallée du Cérou, Cordes est la première des bastides du comte de Toulouse. Raymond VII la fonde en 1222, pendant la croisade des Albigeois, pour reloger les populations ruinées et verrouiller le nord de son comté. Les deux premières enceintes sont bâties en sept ans ; la cité en comptera quatre, percées de portes dont celles des Ormeaux, de la Jane, du Vainqueur et de l'Horloge. Entre la fin du XIIIe siècle et le milieu du XIVe, les artisans enrichis par la paix élèvent des maisons gothiques à trois niveaux qui valent à Cordes son surnom de « cité aux cent ogives ». La halle et son puits de 113 mètres, l'église Saint-Michel, la maison du Grand Veneur et celle du Grand Fauconnier font aujourd'hui de la cité l'une des plus complètes du Midi.

Le puits de la halle. En 1222, Raymond VII, comte de Toulouse, fonde sur le puech de Mordagne une bastide fortifiée destinée à contenir l'avancée des troupes du Nord venues combattre les cathares. Perchée au-dessus de la vallée du Cérou, Cordes prospère vite grâce au cuir et au drap : les riches façades gothiques de la maison du Grand Fauconnier ou du Grand Veneur lui vaudront le surnom de « cité aux cent ogives ». Sous la halle du XIIIe siècle s'ouvre un puits creusé dans le roc, donné pour 113 mètres de profondeur, réserve d'eau des temps de siège. C'est autour de lui que s'est fixée la grande légende de la ville : en 1233, trois inquisiteurs dominicains venus traquer l'hérésie auraient été massacrés par les Cordais et jetés dans le puits, ce qui aurait valu à la ville une excommunication levée seulement en 1321, quand les consuls firent amende honorable — une croix, toujours visible, aurait alors été posée sur la margelle. Les sources locales elles-mêmes présentent l'épisode comme une légende : rouvert en 1826, le puits aurait gardé son fond hors d'atteinte, et son mystère avec. La tradition n'en a pas moins durablement marqué l'identité de la cité, refuge de familles cathares après les destructions de Simon de Montfort. Aujourd'hui colonie d'artistes, Cordes a inspiré à Albert Camus une page fameuse sur ses soirs vus des terrasses, quand la cité semble suspendue entre ciel et terre.

Accès : Accès libre à la cité ; office de tourisme sur place ; musée Charles-Portal dans la porte des Ormeaux ; gare de Vindrac à 4,7 km. Cité haute piétonne ; parkings au pied de la cité (porte de la Jane ou place de la Bouteillerie), montée à pied par la Grand Rue Raimond VII jusqu'à la place de la halle. Coordonnées posées sur la halle et son puits.

Horaires, ouvertures et accès sont donnés à titre indicatif : à vérifier avant de partir.

Ambiance sonore

Bastide de Cordes-sur-Ciel et le puits de la halle
Krzysztof Golik · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

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