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Montagne sacréePyrénées-Atlantiques

La Rhune, la montagne des sorcières

Ascain

Dimensions
Dernier sommet des Pyrénées avant l'Atlantique, 900 m selon l'IGN (905 m selon l'office de tourisme), à six kilomètres de la côte, sur la frontière entre Labourd et Navarre, partagé entre Ascain, Sare, Urrugne et Bera ; en basque Larrun, le lieu de pâtures
Période
Cromlechs et dolmens de l'âge du bronze et de l'âge du fer ; chapelle du sommet citée en 1575 et dans un testament de 1578, érigée en 1680 en « basilique de la Très Sainte Trinité de la montagne de la Rhune » ; mission de Pierre de Lancre en 1609 ; chapelle qui aurait été en partie détruite en 1793, puis foudroyée en 1834 selon l'abbé Haristoy ; excursions de l'impératrice Eugénie sous le Second Empire ; train à crémaillère depuis 1924
Composition
La montagne sacrée du Labourd, qu'un juge de 1609 tenait pour le lieu du sabbat et que quatre paroisses gardaient par un chapelain

Une pyramide de landes rousses qui ferme le pays basque côtier ; au sommet, des ventas et un vent qui sent la mer. Les pentes portent des cromlechs, des tumulus et des dolmens de l'âge du bronze et de l'âge du fer. La tradition, telle que la rapporte Wikipédia, y loge Lehen Sugea, le premier serpent, qui aurait craché l'or et l'argent de la montagne en rivières ardentes et brûlé les forêts du Labourd. Ce qui est sûr, c'est qu'en 1609, lors de la chasse aux sorcières confiée par Henri IV au conseiller bordelais Pierre de Lancre, la Rhune fut citée comme lieu de sabbat, où se tiendrait l'akelarre, la « lande du bouc » ; de Lancre est réputé y avoir fait brûler des sorcières. Le lieu était pourtant chrétien depuis longtemps : une chapelle proche du sommet, tenue par un prêtre ou un ermite, est citée en 1575 par Monluc et en 1578 dans le testament de Jean de Sossiondo, évêque de Bayonne né à Ascain ; agrandie, elle devint en 1680 la « basilique de la Très Sainte Trinité de la montagne de la Rhune », entretenue à parts égales par Ascain, Sare, Urrugne et Bera, qui nommaient tour à tour un chapelain pour quatre ans. Au XVIII<sup>e</sup> siècle, les pèlerinages des quatre paroisses durent être répartis sur des dimanches différents. Il n'en reste plus rien : elle aurait été en partie détruite dès 1793, puis détruite par la foudre en 1834 selon l'abbé Haristoy ; la dernière procession eut lieu en 1897. Le train monte depuis 1924.

Wikipédia — La Rhune ↗

Accès : Le train à crémaillère part du col de Saint-Ignace, entre Ascain et Sare (D 4) : 35 minutes de montée, ouvert tous les jours de la fin mars au début novembre, billet payant, réservation conseillée en saison. À pied, comptez environ 2 h 30 de montée depuis Ascain, Sare, Olhette ou le col de Lizuniaga, sur des sentiers de landes où paissent brebis et pottoks. Au sommet, table d'orientation, ventas frontalières et un panorama de la côte basque aux Landes et aux Pyrénées. Le brouillard est fréquent ; la montée en plein été se fait tôt.

Horaires, ouvertures et accès sont donnés à titre indicatif : à vérifier avant de partir.

Ambiance sonore

La Rhune, la montagne des sorcières
Jean Michel Etchecolonea · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

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