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BastideDordogne

Bastide de Domme et sa porte des Tours

Domme

Dimensions
Les remparts du XIIIe siècle, classés en 1943, ceignent encore le plateau ; on y entre par la porte des Tours, réaménagée en 1381 avec un espace pour les herses, la porte del Bos et la porte de la Combe. Le plan en damier s'organise autour de deux places ; la halle abrite l'entrée de la grotte qui servit de refuge pendant la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, les chemins de ronde du XVIe siècle et le belvédère de la Barre complètent l'ensemble.
Période
Bastide royale française fondée en 1281 ; remparts du XIIIe siècle, porte des Tours (prison dès 1307) réaménagée en 1381, chemins de ronde repris au XVIe siècle.
Composition
Remparts classés monuments historiques en 1943 ; chapelle monolithe de Caudon inscrite en 1948 ; château de Caudon inscrit en 1998, avec un parc classé jardin remarquable. Domme est membre des Plus Beaux Villages de France et adhère à la Fédération des Bastides d'Aquitaine. Le dénombrement de 1365 lui attribuait 205 feux. Une centaine de graffitis sont gravés dans la pierre de la porte des Tours.

Perchée sur une falaise au-dessus de la Dordogne, à dix kilomètres au sud de Sarlat, Domme est la bastide royale française du Périgord noir. Philippe III le Hardi la fonde en 1281 sur un plateau dont l'extrémité ouest portait déjà un château ; contrainte par la falaise, elle n'adopte pas le rectangle habituel des bastides mais un plan en trapèze. La cité obtint des foires et le privilège de battre sa propre monnaie. Prise par les Anglais en 1347, elle change de mains à plusieurs reprises jusqu'en 1437, puis tombe en 1588 par surprise devant le capitaine protestant Geoffroy de Vivans, qui escalade la falaise de nuit. Ses remparts du XIIIe siècle, ses trois portes dont la monumentale porte des Tours, sa halle, sa grotte-refuge et le belvédère de la Barre en font l'un des Plus Beaux Villages de France.

La porte des Tours et ses graffitis. Fondée en 1281 par Philippe III le Hardi au sommet d'une falaise dominant la vallée de la Dordogne, cette bastide royale a vu sa Porte des Tours, initialement bâtie pour la garde de la cité, se transformer en prison le vendredi 13 octobre 1307 : ce jour-là, une vague d'arrestations ordonnée par Philippe le Bel frappe l'ordre du Temple dans tout le royaume, et jusqu'à 70 chevaliers templiers auraient été détenus ici jusqu'en 1318, dans l'attente d'un sort scellé par le bûcher de leur dernier grand maître Jacques de Molay en 1314. Sur les murs de leur geôle, les prisonniers ont gravé au clou ou à la pierre des dizaines de graffitis chargés de symboles religieux — croix, personnages, inscriptions — dont l'authenticité templière, popularisée en 1970 par le chanoine Tonnelier, fait aujourd'hui l'objet d'une contre-enquête archéologique commandée par la municipalité elle-même, qui pourrait bien dater certains de ces graffitis d'une époque plus tardive.

Accès : Bourg en accès libre. Marché hebdomadaire le jeudi. Musée d'art et traditions populaires Paul Reclus sur la place de la Halle ; la grotte se visite depuis la halle. Visite de la porte des Tours payante.

Horaires, ouvertures et accès sont donnés à titre indicatif : à vérifier avant de partir.

Ambiance sonore

Bastide de Domme et sa porte des Tours
Krzysztof Golik · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

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