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Abbaye Notre-Dame d'Ourscamp

Chiry-Ourscamp

Dimensions
≈ 40 m (altitude)
Période
VIIe-XXe siècle
Composition
Le nom du lieu, « champ de l'ours », vient de la légende de l'ours que saint Éloi attela à la place du bœuf qu'il venait de dévorer.

La légende fonde tout, jusqu'au nom. En 641, saint Éloi, évêque de Noyon, fait bâtir un oratoire au bord de l'Oise. Tandis que les bœufs charrient les pierres, un ours surgit de la forêt et dévore l'un d'eux : Éloi commande alors à la bête sauvage de prendre la place de sa victime sous le joug, et l'ours docile tire la charrette jusqu'à l'achèvement des travaux. Le « champ de l'ours » — Ourscamp — était né. Cinq siècles plus tard, en 1129, l'évêque Simon de Vermandois offre le lieu à saint Bernard, qui envoie douze moines de Clairvaux sous la conduite de Waleran de Baudemont : l'abbaye cistercienne devient l'une des plus puissantes de Picardie, avec une abbatiale de 102 mètres consacrée en 1201. La merveille survivante est la « salle des morts », vaste infirmerie gothique du XIIIe siècle où les moines mourants étaient veillés. Vendue à la Révolution, transformée en filature, l'abbatiale dresse aujourd'hui vers le ciel les arcades à jour de son chœur en ruine, d'une beauté saisissante au couchant. Depuis 1941, les Serviteurs de Jésus et de Marie, congrégation fondée par le père Lamy — un mystique que Jacques Maritain comparait au curé d'Ars —, ont rendu la prière au vieux champ de l'ours.

Accès : Le long de la D48 entre Noyon et Compiègne, rive gauche de l'Oise. Parking sur place ; parc et ruines de l'abbatiale en accès libre en journée (communauté des Serviteurs de Jésus et de Marie).

Horaires, ouvertures et accès sont donnés à titre indicatif : à vérifier avant de partir.

Ambiance sonore

Abbaye Notre-Dame d'Ourscamp
Chatsam · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

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