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BastideDordogne

Bastide de Molières et son château fort

Molières

Dimensions
La place carrée d'environ 55 mètres de côté garde une seule maison à cornières, la maison du Bayle, classée en 1920, témoin des maisons à vocation commerciale qui devaient l'entourer. L'église Notre-Dame-de-la-Nativité, vaste édifice du XIVe siècle à nef unique et au rôle défensif probable, conserve un vitrail du couronnement de la Vierge. Du château ne restent que l'enceinte carrée de 50 mètres de côté et un donjon carré de 6 mètres de côté. Ruines d'une enceinte quadrangulaire à murailles continues, flanquée de quatre tours rondes d'angle ; au centre de l'enceinte se dresse, isolé, un donjon de plan carré.
Période
Paroisse mentionnée en 1115 ; bastide anglaise fondée en 1284 ; château après 1314, travaux vers 1314-1320 ; église du XIVe siècle. — XIVe siècle : édifié après 1314 pour Édouard II d'Angleterre comme citadelle de la bastide de Molières.
Composition
Maison du Bayle classée monument historique en 1920 ; château et église inscrits en 1948 ; manoir de Sautet inscrit en 1972. Molières est l'exemple périgourdin d'une bastide inachevée, dont le plan prévu n'a été bâti qu'en partie. Membre de la Fédération des Bastides d'Aquitaine. Inscrit au titre des monuments historiques le 12 octobre 1948 (notice PA00082647). État de ruine.

Entre Cadouin et Beaumont, sur les collines du Périgord pourpre, Molières est la bastide inachevée. Fondée en 1284 par le sénéchal Jean de Grailly à la demande d'Édouard Ier, sur une terre donnée en 1272 par Guillaume de Biron, seigneur de Montferrand, et en paréage avec l'abbaye de Cadouin, elle devait s'ordonner en damier autour d'une place carrée de cinquante-cinq mètres de côté. Une seule maison à cornières, la maison du Bayle, demeure au coin sud-ouest de la place, à côté d'une vaste église du XIVe siècle à nef unique et des ruines du château entrepris après 1314 par Guilhem de Toulouse, sénéchal de Périgord, dont subsistent l'enceinte et un donjon carré que la tradition appelle château de la Reine Blanche. Le village, aujourd'hui de quelque 340 habitants, donne à voir une bastide restée à l'état de projet.

Le château fort inachevé. La bastide de Molières fut fondée au XIIIe siècle et reçut après 1314, sous Édouard II d'Angleterre, un château fort destiné à lui servir de citadelle. Il n'en subsiste que des ruines : des murailles continues, l'amorce de quatre tours rondes d'angle et, au milieu de l'enceinte, un donjon carré resté isolé. L'édifice fut inscrit au titre des monuments historiques le 12 octobre 1948. C'est à ce donjon que s'attache la légende de la reine Blanche, que l'on dit y avoir été enfermée et empoisonnée — une tradition que la notice patrimoniale du monument mentionne elle-même.

Accès : Bourg en accès libre. Marché hebdomadaire le mercredi en fin d'après-midi. Vestiges situés dans la bastide de Molières ; pas d'ouverture à la visite organisée connue. À vérifier auprès de la mairie ou de l'office de tourisme du Pays de Bergerac.

Horaires, ouvertures et accès sont donnés à titre indicatif : à vérifier avant de partir.

Ambiance sonore

Bastide de Molières et son château fort
MOSSOT · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

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