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Château légendaireHauts-de-Seine

Château de Malmaison

Rueil-Malmaison

Dimensions
Élégante demeure classique aux toits d'ardoise, silhouette intime posée dans un parc paysager labellisé Jardin remarquable — tout sauf une forteresse, malgré son nom inquiétant
Période
XVIIe siècle, sur un fief attesté dès le Moyen Âge
Composition
325 000 francs — prix payé par Joséphine en 1799

Le nom garde la trace d'une mémoire noire : « Mala domus », la « mauvaise maison », qu'une tradition rapporte à un repaire de pillards normands. Le toponyme apparaît par écrit en 1244, un manoir y est documenté au XIVe siècle (premier aveu du fief en 1376) et l'officier royal Guillaume Goudet acquiert le domaine en 1390 ; sa famille le garde jusqu'en 1763. Le destin du lieu bascule le 21 avril 1799, quand Joséphine Bonaparte l'achète pour 325 000 francs. Au retour d'Égypte, Napoléon en devient copropriétaire, et de 1800 à 1802 Malmaison est, avec les Tuileries, l'un des sièges du gouvernement consulaire ; les architectes Percier et Fontaine y travaillent de 1800 à 1805. Après le divorce de 1809, l'Empereur en laisse la pleine propriété à Joséphine, qui y meurt le 29 mai 1814. Passé au prince Eugène, vendu en 1828 au banquier suédois Hagerman, possédé un temps par la reine Marie-Christine d'Espagne, racheté par Napoléon III en 1861, le château est sauvé par le philanthrope Daniel Iffla, dit Osiris, qui l'acquiert en 1896 et le donne à l'État ; le musée ouvre en 1905, consacré au Consulat et à l'Empire.

Accès : 12-13 avenue du Château-de-la-Malmaison à Rueil-Malmaison ; musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau (vérifier jours et horaires d'ouverture avant la visite).

Horaires, ouvertures et accès sont donnés à titre indicatif : à vérifier avant de partir.

Ambiance sonore

Château de Malmaison
Moonik · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

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