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Bains Doux et Bain Fort de Rennes-les-Bains

Rennes-les-Bains

Dimensions
Bain Doux : 32 degrés Réaumur (soit environ 40 °C) vers le début du XIXe siècle ; environ 37 °C selon un historien local ; 37 à 44 °C selon l'étiquette OpenStreetMap. Rainfort : 41 degrés Réaumur (environ 51 °C)
Période
Antiquité (thermalisme, médailles celtiques) ; 1162 (Aqua Calidis, selon un historien local) ; 1377 et 1571 (bains de Montferrand, selon un document local sans source) ; 1406 (Bains de Regnes) ; 1647 (Bains de Montferrand, selon un historien local) ; 1805 (grands travaux du marquis de Fleury) ; début XIXe siècle (analyse des cinq sources) ; 1830 (essor sous les Fleury) ; 1870 (Nouveaux Thermes) ; 1934 (publication du docteur Courrent : « thermes romains, ancien Bain Fort ») ; 1992 (crue, Bain de la Reine muré)
Composition
Cinq sources au début du XIXe siècle : trois chaudes (Rainfort, Bain de la Reine, Bain Doux ou des Ladres) et deux froides. Désaccords : le Bain de la Reine est à 32 °R (40 °C) pour l'article ancien et à 42 °C pour l'historien local ; la partie romaine est située au « Bain Fort » en 1934 mais « probablement au Bain de la Reine » selon l'historien local. La communauté de lépreux, son cimetière, les statues d'Hygie et d'Esculape, Aqua Calidis 1162 et les travaux de 1805 et 1870 ne sont rapportés que par cet historien (Gino Sandri, articles de 2009 republiés sur un site passionné de Rennes-le-Château, sans références) ; non retrouvés ailleurs. Montferrand : le nom est dans l'article ancien et dans un titre de Courrent (Wikipedia EN) ; 1377 (« Locus de Monteferrando et Balneis ») et 1571 (« Les Baings de Montferran ») viennent d'un document d'amateur sans source, tandis que Sandri date Montferrand de 1647. L'année exacte de l'article scientifique ancien n'a pas été lue (Annales de Chimie, vol. 37 ; texte hébergé sur annales.org). Le Bain Doux est distinct de la « Source de la Madeleine » déjà présente dans Hauts-Lieux, à 1,7 km.

À Rennes-les-Bains, des sources chaudes sortent près de la rivière Salz. Le Bain Doux, à l'entrée du village, porte aussi le nom de Bain des Ladres. Selon un historien local, Gino Sandri, dans la Gazette de Rennes-les-Bains (2009), des lépreux vivaient dans les environs et des archéologues auraient retrouvé l'un de leurs cimetières ; ce fait n'est rapporté que par lui. Le Bain Fort, tout près, fut longtemps un lavoir où les jeunes se baignaient, avant d'être cimenté et fermé en raison de son énorme succès. Les Romains connaissaient ces eaux : le docteur Paul Courrent a publié en 1934 un texte sur les « thermes romains (ancien Bain Fort) », et le même historien local parle de statues d'Hygie et d'Esculape trouvées sur place. Un savant toulousain du début du XIXe siècle note qu'on y a ramassé plusieurs médailles celtiques, donc que les bains ont pu être fréquentés avant Rome. Il écrit que le lieu s'appelait jadis bains de Montferrand ; un document local, sans source, donne ce nom en 1377 et en 1571. Le même savant compte, vers 1800, cinq sources dont trois chaudes ; le Rainfort atteint 41 degrés Réaumur, environ 51 °C. En 1805, le marquis de Fleury lance de grands travaux, et les Nouveaux Thermes ouvrent en 1870. Autour du village, les textes anciens nomment d'autres émergences, sans que l'une d'elles ait assez de matière pour une fiche. Le Bain de la Reine, l'un des trois établissements recensés à la fin du XVIIIe siècle avec les Bains Doux et les Bains Forts, occupait le rez-de-chaussée de l'hôtel de la Reine, et sa source jaillit dans le jardin (article de 1913). L'analyse du début du XIXe siècle la juge d'une saveur « austère » ; un historien local la donne à 42 °C. Selon la légende, rapportée par Wikipédia FR, c'est là que la reine Blanche de Bourbon (1339-1361), exilée à Peyrepertuse, aurait guéri de la lèpre, d'où le nom ; on n'en a pas trouvé de source ancienne détaillée. Près du Bain de la Reine, M. Gastilleur avait créé les Bains Sainte-Marie (article de 1913). Les sources des Bains Forts et Marie ont alimenté l'établissement thermal jusqu'en 1997 ; une crue de septembre 1992 avait détruit leurs ouvrages de protection, et l'eau vient depuis du forage d'Yvroux, à environ 32-33 °C (avis de l'Académie de médecine, 2004). Les eaux froides sont ferrugineuses : l'ancienne fontaine du Cercle, à 800 m au-dessus du village, que l'analyse du début du XIXe siècle décrit « styptique et acidule », et, sous un petit pont, à 200 m au-delà des Bains Doux, une source ferrugineuse (Pont, Pontet ou Poulet selon les textes). Un troisième bain de Rennes-les-Bains, le Bain de la Reine, doit son nom à une légende ancienne. Selon Louis Fédié (1880), une vieille chronique « passée à l'état de légende » dit qu'une reine Blanche, soignée aux eaux de Rennes, lui a donné son nom. Fédié l'identifie à Blanche de Bourgogne, épouse du roi de Castille Pierre le Cruel et réfugiée au château de Peyrepertuse ; le récit de 1849 et Wikipédia parlent de Blanche de Bourbon. Un récit de voyage de 1849 situe ce bain à dix minutes du village, au bord de la rivière, sur la rive gauche.

Accès : Le Bain Doux est au bord de la route D 14, juste avant le village, avec des vasques sur la berge de la rivière ; il faut marcher depuis le parking (Atlas Obscura, publié en février 2024 ; Komoot). Le caractère gratuit et autorisé de la baignade n'est confirmé par aucune source officielle : à vérifier auprès de la mairie. Le Bain Fort, cimenté et fermé, ne se visite pas (Wikipédia EN, date non précisée) ; un établissement moderne, payant, est ouvert dans le village. Coordonnées : nœud « Bains doux » d'OpenStreetMap (42,92212 ; 2,31759), confirmé à moins de 30 m par Atlas Obscura et Komoot ; Bain Fort à 42,92007 ; 2,32038 (OSM).

Horaires, ouvertures et accès sont donnés à titre indicatif : à vérifier avant de partir.

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