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Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais de Lectoure

Lectoure

Dimensions
Sur la partie la plus élevée du plateau de Lectoure, à l'est de la ville, où elle faisait partie des fortifications ; place du Général-de-Gaulle ; clocher-donjon de 45 mètres (« près de 50 » selon l'office de tourisme), nef de près de 21 mètres de large, sous des voûtes de même hauteur selon Wikipédia (travées hautes de 25 mètres selon la base Mérimée)
Période
Lieu de culte antique (autels tauroboliques retrouvés en 1540) ; évêché mentionné depuis 506 ; reconstruction décidée par un concile de Toulouse en 1118 ; voûtes d'ogives de l'évêque Géraud de Monlezun à la fin du XIIIe siècle ; façade, clocher et nef en grande partie démolis lors du siège de 1473 ; nef, façade et clocher refaits à partir de 1487-1488 par Mathieu Reguaneau ; chœur reconstruit à partir de 1540, chantier interrompu par les guerres de Religion et repris en 1600 ; évêché supprimé à la Révolution, territoire rattaché à Auch par la bulle Qui Christi Domini du 29 novembre 1801 ; titre de Lectoure porté par l'archevêque d'Auch depuis le 29 juin 1908 ; classée par arrêté du 31 octobre 1912
Composition
Sa flèche montait à quatre-vingt-huit mètres ; le clocher-donjon d'un maître d'œuvre tourangeau en garde encore 45

Le sommet du plateau de Lectoure était un lieu de culte avant l'arrivée des Romains, qui y élevèrent des temples : quand on reconstruisit le chœur, en 1540, on retrouva dans le sol des autels tauroboliques. L'évêché, mentionné depuis 506, a fait de ce point culminant le cœur de la ville. Mais la cathédrale est aussi une pièce des remparts, et elle l'a payé cher. En 1473, au terme des démêlés tragiques de Jean V d'Armagnac avec le roi Louis XI, Lectoure est assiégée : la façade, le clocher et la nef sont en grande partie démolis. En 1487, l'évêque Pierre d'Abzac fait appel à un maître d'œuvre tourangeau, Mathieu Reguaneau, qui refait la nef et la façade et signe son chef-d'œuvre : le clocher-donjon commencé en 1488, cinq niveaux carrés de largeur décroissante, que prolongeaient un étage octogonal et une flèche très aiguë atteignant quatre-vingt-huit mètres. La flèche n'a pas passé la fin du XVIIIe siècle ; la tour en garde quarante-cinq. En 1540, l'évêque Jean de Barton veut un chœur neuf et en confie le chantier à Arnaud Cazanove, mais les guerres de Religion s'en mêlent : à partir de 1561, les protestants entreprennent de démolir méthodiquement les édifices religieux, et les travaux ne reprennent qu'en 1600, après l'édit de Nantes. Il en résulte une église de près de vingt et un mètres de large, sous des voûtes aussi hautes selon les uns, de vingt-cinq mètres selon la base Mérimée, dont le chœur, entouré d'un déambulatoire, ouvre sur neuf chapelles. En 1801, le Concordat a rattaché le diocèse à celui d'Auch ; l'ancienne cathédrale est depuis l'église paroissiale.

Wikipédia — Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais de Lectoure ↗

Accès : Place du Général-de-Gaulle, au centre de Lectoure ; l'arrêt de car « Lectoure – Cours Gambetta » (ligne Auch–Agen) est à environ cinq minutes à pied. Horaires d'ouverture, gratuité et accès éventuel au clocher à vérifier auprès de la mairie (05 62 68 70 22) ou de l'office de tourisme.

Horaires, ouvertures et accès sont donnés à titre indicatif : à vérifier avant de partir.

Ambiance sonore

Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais de Lectoure
Rémih · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

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