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Château de Boussac

Boussac

Dimensions
370
Période
XIIe-XVe siècle
Composition
1

Dressé sur son éperon au-dessus des gorges de la Petite Creuse, le château de Boussac doit sa célébrité à six tapisseries qui dormaient dans son grand salon. Forteresse du XIIe siècle ruinée pendant la guerre de Cent Ans, il fut reconstruit au XVe siècle par le maréchal Jean de Brosse, compagnon d'armes de Jeanne d'Arc. C'est là que George Sand, qui y séjourna à plusieurs reprises et situa à Boussac son roman « Jeanne », tomba en arrêt devant des tentures énigmatiques semées de fleurs, d'animaux et d'une dame à la licorne. Alertée, elle attira l'attention de Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments historiques, qui les identifia lors de sa visite de 1841. La tradition locale voulait que ces merveilles aient été rapportées d'Orient par Zizim, prince ottoman retenu captif par Pierre d'Aubusson, grand maître de Rhodes, et qu'elles aient orné la tour de Bourganeuf — les historiens y voient aujourd'hui une commande lyonnaise de la famille Le Viste, mais la légende du prince turc colle toujours aux murs de Boussac. En 1882, la municipalité, devenue propriétaire, céda les six tapisseries au musée de Cluny pour 25 000 francs-or, somme employée, dit-on, à repaver le champ de foire. Vendu, démantelé en partie, transformé en gendarmerie, le château fut sauvé de la ruine en 1965 par la famille Blondeau, qui le restaure depuis plus d'un demi-siècle. La chambre de George Sand, avec ses boiseries du XVIIIe siècle, s'y visite encore.

Accès : Rue George-Sand, dans le bourg de Boussac ; le château se dresse sur un éperon rocheux au-dessus de la Petite Creuse. Parking dans le bourg, château privé ouvert à la visite toute l'année.

Horaires, ouvertures et accès sont donnés à titre indicatif : à vérifier avant de partir.

Ambiance sonore

Château de Boussac
domaine public · Wikimedia Commons

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